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Cinéma
Un film bandatoire : Deux jours à tuer
Bruxelles • Mercredi 09 Juillet 2008

La première réussite-surprise du fort médiocre Jean Becker qui, en 48 ans de carrière, n’avait signé que des PPP (pensums poussifs et péteux). C’est qu’ici le fiston du grand cinéaste Jacques Becker donne vie toniquement avec un punch convaincant à un sujet fort et réellement subversif : la révolte fracassante d’un publicitaire pourri jusqu’au trognon à la Jacques Séguéla contre tous les principes de sa vie d’andouille bourgeoise. A savoir, le sens de l’autorité patronale, le soutien aux pouvoirs en place, l’allégeance au travail, la recherche de la respectabilité et du prestige, le culte du veau d’or, le goût sarkozyesque du luxe, l’esprit de famille émasculateur, la fréquentation cynique de faux amis, la complaisance dans le mensonge perpétuel…






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