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Le pire des pires des romans d'amour. Grandiose !
Suite aux manigances galopines d'André Stas , les éditions des Cendres exhument le roman d'amour le plus désolant de l'histoire de la littérature : Plutôt la mort de Léon Boudin (années 1930).

Tout y est aussi inouïment aberrant que dans les passages suivants harponnés au hasard : « Un rictus de haine sur sa figure ostrogothique »; « Au dehors le vent se férocisait »;
« Elle enfonçait cette lame dans son coeur unisperme ». Ou que dans cette déchirante scène romanesque dont se délectait André Blavier : «"Je te veux, hurlai-je éperonné par le paroxysme de mon ivresse amère et de ma fin sexuelle; je te veux, par ton approbation ou par la violence, tu es chez moi, tu es à moi, je t'aime, tu m'aimes, tu m'es promise, je ne veux plus attendre, j'ai peur de te perdre, je te veux, je te veux." Mes lèvres visqueuses baisèrent longtemps les siennes. La violette frayeur de mon attitude menaçante la mettait dans un état d'immobilité inerte comme si elle fut morte. Elle ne parlait pas. me regardait avec de grosses larmes qui s'égouttaient de ses yeux et dans une voix imprimée de convulsifs sanglots, elle s'écria : "Je suis donc au monde pour être la proie de la menace... Eh bien, non, je mourrai plutôt que d'être débridée par violence, à moi : la Camarde!"»

Collage d'André Stas



Conception gloupinesque du site : Sylvain Savouret • Mise en pages et en dessins : Sylvie Van Hiel